Culture et Patrimoine

 

Jean Del'Cour

 

Jean Del Cour, sculpteur baroque renommé au-delà de nos frontières, est né à Hamoir en 1631 et est mort à Liège en 1707.

Après des études écourtées, il se tourne vers les Beaux-arts, le dessin et principalement la sculpture. Il poursuit sa formation en Italie en s’inspirant de « Le Bernin ».

Ses œuvres majeures: l’autel de l’église Notre Dame à Hasselt, les statues de l’église Saint-Jacques à Liège, les Trois Grâces de la fontaine du Perron liégeois. A Hamoir, vous pouvez admirer une Vierge à l’Enfant  en bronze ( Place Del Cour), les portes en chêne du tabernacle (église de Hamoir).

Une brochure ainsi que l’itinéraire de la balade Jean Del Cour sont disponibles à l’Office du Tourisme de Hamoir ou via téléchargement .

Eglise romane de Xhignesse

 

Joyaux de l’Art Roman Mosan, l’église Saint Pierre de Xhignesse fut construite au XIe siècle.

Cet édifice est remarquable de par son ampleur, son architecture et la qualité de sa construction.

Elle fut restaurée plusieurs fois au fil des siècles. Aujourd’hui, elle fait partie du patrimoine majeur de Wallonie.

Pour plus d’informations, une brochure gratuite est à votre disposition à l’Office du Tourisme.

Visite possible toute l’année.

Le Jazz

 

Durant huit années, entre 1959 et 1966, à l’initiative de Joe Napoli, ancien GI ayant vécu une offensive dans la région et à ce moment-là manager de Chet Baker, le village de Comblain-la-Tour s’est transformé en un des plus hauts lieux du jazz du monde entier. Des artistes qui s’y sont produits, étaient, entre autres: John Coltrane, Ray Charles, Jimmy Smith, Nina Simone, Stéphane Grapelli, Cannonball Adderley, Chet Baker, Woody Herman, et beaucoup d’autres.

Le festival fut relancé en 2009 à l’occasion du cinquantième anniversaire de la première édition. Depuis lors, une pléiade d’artistes se sont produits dans le parc Biron. Parmi lesquels : Steve Houben, Philip Catherine, Archie Shepp, Lee Konitz, Toots Thielemans, Gonzalo Rubalcaba, Richard Galliano, Lucky Peterson, Éric Legnini, Tigran Hamasyan, Aly Keita, Tinariwen, DobetGnahoré, Beverly Jo Scott, Pierrick Pédron, Chico Freeman, McCoyTyner, Esperanza Spalding, Marcus Miller, Bojan Z, Tchavolo Schmitt, Michel Portal, Richard Bona, Lionel Loueke, Erik Truffaz, Boney Fields et Angelo Debarre.

Faute de moyens, il n’est plus organisé depuis 2016.

Une statue représentant des jazzmen se trouve devant la gare SNCB.

La tour de Comblain-la-Tour

 

La tour date du XVIe siècle. Il s’agit d’une maison forte qui a donné son nom au village. Au cours des siècles, divers bâtiments se sont adjoints et mélangés à ceux d’origine. Elle fut construite par Robert de la Marck d’Arenberg, ses armoiries y sont d’ailleurs visibles!

Pour de plus amples informations, notamment au niveau architectural, nous vous invitons à lire : A. Jadot, La tour de Comblain-la-Tour, dans « Les Echos de Comblain », novembre 1976, n°11, p. 84-85.

Les Rochers de la Vierge

 

Sur la rive droite de l’Ourthe, les « Rochers de la Vierge » constituaient autrefois un danger pour la navigation. Les bateliers érigèrent à cet endroit une statue de la Vierge qu’ils imploraient à leur passage.

Les grimpeurs s’en donnent à cœur joie dans ce lieu magnifique depuis 1930, mais l’état des Rochers était préoccupant. Des travaux titanesques entrepris par la Belgian Rebolting Team ont abouti à la réouverture officielle des Rochers de la Vierge. Interdit d’accès depuis janvier 2010, le massif est de nouveau accessible. Au total, 50 voies du 3+ au 8a+ attendent les amateurs dont les 2/3 en 6a et plus.

On rappellera enfin que le massif est classé Natura 2000 et donc, que des règles très strictes encadrent les activités sur place.

La Maison du Piqueur

 

C’est au détour de la Place Del Cour, dédiée au célèbre sculpteur Jean Del Cour, que l’on peut découvrir cette vieille bâtisse remarquable au nom intriguant. En réalité, cette appellation est liée à l’occupant de cette maison, lorsqu’elle fut rachetée à la fin du 19e siècle par la société de chemin de fer. A l’époque, cette maison avait pour fonction d’héberger un employé des chemins de fer : le piqueur. Ancêtre de la pointeuse actuelle, le piqueur avait pour mission de pointer ou de « piquer » la présence des ouvriers sur le chantier et de les surveiller. 

Aujourd’hui, ce superbe bâtiment accueille l’Office du Tourisme qui ne manquera pas de « pointer » les activités et évènements indispensables pour un séjour inoubliable !

Moulin et Cour de Justice du Bloquay

Situé à Fairon, le long du ruisseau « Le Bloquay », l’ensemble « moulin et logis » est classé depuis 1984. Vous pourrez y découvrir les biefs du moulin, la roue extérieure, l’ensemble de la machinerie intérieure et la ferme qui les abrite.  Vous pouvez visiter ce fleuron toute l’année sur rendez-vous (rue du Bloquay 3, 4180 Fairon, tél : 086/38.90.29).

La Cour de Justice (XVIIe siècle), quant à elle, se situe dans le centre du village de Fairon.  Elle remplissait des fonctions administratives et réglait les petits délits. Elle dépendait des Hautes Cours de Stavelot-Malmédy. Il s’agit d’une ancienne ferme fortifiée, ensemble remarquable d’anciens bâtiments qui s’articulent autour d’une cour quadrangulaire. De vastes granges datent de 1781 et 1799. Le pavage de la route et des trottoirs est en cailloux de l’Ourthe.

Veuillez noter que la Cour de Justice ne se visite pas.

Contes & légendes

 

La Croix du Curé

Cette stèle, visible sur le parcours de la balade balisée en vert, commémore une légende locale :

« Un dimanche de 1778, se préparant à célébrer l’office, le curé de Xhignesse constata qu’un vol sacrilège avait été commis dans son église. A la messe, commentant la hardiesse et l’habilité des voleurs, il eut ces paroles périlleuses « Ces loups ravisseurs doivent être aussi de rusés renards ». Or, dans l’assistance se trouvaient les trois frères Renard. Le curé insinuait-il qu’il les soupçonnait ? c’est en tout cas ce que les fidèles comprirent. Sachant qu’ils n’avaient pas que des amis dans la paroisse, ils prirent la remarque du curé pour une accusation et en furent furieux. Quand il l’apprit, l’abbé vient les trouver et leur dit qu’il ne les soupçonnait nullement. Les frères firent semblant d’accepter les explications du prêtre et l’on se quitta apparemment réconciliées, mais les Renard persistaient à se sentir injuriés. Ils mirent donc au point un crime « parfait » et jetèrent le pauvre curé dans les flots tumultueux de l’Amblève après l’avoir assommé. Il y eut cependant un témoin qui après s’être tut de peur de représailles finit par tout dire. La dépouille du prêtre fut retrouvée. AU terme d’un procès qui fit sensation, les trois Renard furent condamnés à périr dans le supplice de la roue : les membres tenaillés par des pinces chauffées au fer rouge, ils furent brisés à coups de masse avant d’être pendus. » 

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter la Brochure dédiée à l’église romane de Xhignesse à l’Office du tourisme.                                                                                                       Sources: PETIT A., Hamoir-sur-Ourthe guide officiel illustré, S.A., Liège, Imprimerie Bénard, p. 83-84.

Les cloches du Chirmont

« Suite à des incidents de route, les cloches commandées pour l’église de Harzé, qui avaient été mises sur chariot à Anthisnes, ne purent arriver au bord de l’Ourthe, au pied du Chirmont que vers minuit.  Bien que mis de mauvaise humeur par ce long retard, le passeur chargea les cloches sur son bac et rama. Au milieu du courant, une difficulté surgissant, il vociféra, envoyant « les cloches, au diable ».  Au même instant, un éclair déchira le ciel tandis que grondait le tonnerre et que la barque sombrait.  C’est depuis ce jour, selon la légende, que, chaque Noël, à minuit, les cloches sonnent lugubrement au fond des eaux. »

Extrait de: PETIT A., Hamoir-sur-Ourthe guide officiel illustré, S.A., Liège, Imprimerie Bénard, p. 89